Alice Ferrières

«Chère Mademoiselle...» - Alice Ferrières et les enfants de Murat, 1941-1944
Patrick Cabanel, préface de Mona Ozouf, éd. Calmann-Lévy

Alice Ferrières est nommée à l’école primaire supérieure de jeunes filles de Murat comme professeur de mathématiques en 1938.
En 1941, scandalisée par les nouvelles lois anti-juives, elle prend contact avec diverses organisations juives. Commence alors son action clandestine d’aide aux familles juives réfugiées : les enfants sont placés dans des familles des campagnes alentours, obtiennent des faux papiers, et surtout bénéficient de la générosité d’Alice. En effet, celle-ci n’hésite pas à leur rendre visite, leur envoie des colis, les console, leur écrit. C’est cette correspondance qui nous est parvenu et que Patrick Cabanel a étudié et publié aux éditions Calmann-Lévy.
Alice Ferrières a été reconnue Juste parmi les nations*, ainsi que ses deux collègues Marie Saignier et Marthe Cambou.

*Le titre de « Juste parmi les nations » est décerné au nom de l’Etat d’Israël par le Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem aux personnes non juives ayant aidés le peuple juif pendant la Seconde guerre mondiale.



Résumé de l’éditeur :
Au printemps 1941, commence pour Alice Ferrières une aventure à la fois extraordinaire et « banale » qui ne prendra fin qu’à l’automne 1944. Alice Ferrières (1909-1988), issue d’une famille protestante des Cévennes, est professeur de mathématiques au collège de jeunes filles de Murat, dans le Cantal. Scandalisée par le second Statut des Juifs, elle décide d’apporter son aide aux victimes de l’antisémitisme de Vichy. Alice envoie tout d’abord lettres et colis à des professeurs juifs français victimes du Statut, souvent des Alsaciens, puis à des Juifs étrangers assignés à résidence ou internés dans les camps de Gurs, Noé, Rivesaltes, La Guiche. De véritables amitiés se nouent, que la déportation vers Auschwitz est parfois venue briser net. Le 6 janvier 1943, son soutien aux Juifs prend une tout autre dimension. Arrivent à Murat les premiers enfants ou adolescents qu’il s’agit de cacher dans les collèges de la ville ou dans des familles paysannes des environs. Alice travaille dès lors en étroite collaboration avec les jeunes assistants des œuvres juives de secours et de résistance. Sa maison ne désemplit plus, il s’y tient même des cours de religion et de sionisme…
Mémorialiste scrupuleuse – mais inconsciente, une chance pour nous –, Alice a conservé toutes les lettres que ses « protégés » lui ont adressées, ainsi que les copies de des réponses. Elle a également tenu, en 1943 et 1944, un journal dans lequel sont consignées toutes ses activités et rencontres, heure par heure. Les historiens ont parlé de la « banalité du bien » : on peut ici évoquer sa quotidienneté, accessible pour la première fois à travers un rarissime ensemble de notes et de correspondances croisées.

Biographie de l’auteur :
Patrick Cabanel est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse-Le Mirail. Directeur de la revue Diasporas. Histoire et sociétés, auteur d’une vingtaine d’ouvrages, il travaille notamment sur l’histoire des minorités religieuses en France et sur le sauvetage des Juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale.

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Ouverture HIBERNAROCK
Samedi 3 février
à 20h
à la Halle de Murat 

Contacts et accès

Mairie de Murat
Place de l'Hôtel de Ville - 15300 MURAT

Tél.: 04.71.20.03.80
Fax: 04.71.20.20.63

   

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